dimanche 7 juin 2009

Brian De Palma and Esser


L'amour dans l'espace n'est pas toujours marrant malgré les galipettes sans attraction terrestre. Il implique, en cas de problèmes techniques, le lien rompu entre le monsieur en combi 2001 soudain largué dans l'espace et la dame, bien installée dans le vaisseau spatial, regardant l'écran de contrôle avec son amant dedans, soudain débiné dans l'infini espace.

Lentement, le garçon se retourne, enlève le casque et disparait dans le feu planétaire. Un lien rompu magistralement filmé par Mission to mars.

Et depuis tant d'années, raisonnent encore les derniers mots de l'astronaute, comme le murmure d'une ultime passion, prise par la seule anse qui reste, la suprême, celle qui ferme la porte à toutes les autres.

La voix vocoder d'Esser chante d'outre tombe et d'outre espace, comme Barbey d'Aurevilly cinglait les feux de l'amour déchiré dans ses romans vraiment 19ème siècle.

Un dernier amour, un dernier lien, des temps anciens, un grand voyage.

samedi 6 juin 2009

Germaine Dulac and The Whitest Boy Alive


Ca vient des origines du cinéma. C'est lié aux jeux d'optiques. Un truc forain, bricolo et scientifique. Et puis ça amusait beaucoup les surréalistes. L'histoire continue... Un peu comme la souriante Madame Beudet, round and round and round dans son beau miroir.

mardi 2 juin 2009

Leos Carax and U2


Le beautiful day sent encore le souffle des réacteurs. Une ouverture vidéo usée à l'os pour terminer sur une piste de décollage avec jumbo par dessus les oreilles. Soit la version heureuse du final aérodrome d'une autre merveille 80's: Mauvais Sang.

Leox Carax emportait son histoire d'amour malade sur une piste d'atterissage. Retour sur terre avec tentative d'atteindre le ciel à toutes jambes. L'amour en haut mais la mort en bas. Binoche court toujours et bat des bras en accéléré. Lavant coule de sang dans la décapotable nouvelle vague.

Beautiful film.

lundi 1 juin 2009

Prince and Fred Astaire


Happy Feet fut la merveille de Miller, période post mad Max Max, Sorcières d'Eastwick et les babe cochons. Une histoire à la jouvence de pieds, de désirs et de danses avec en retour la veille gloire expérimento soul Prince.

Comme quoi, y'a pas d'âge pour frétiller et se ressourcer. Surtout si la source semble toute proche malgré un errement ou deux.

L'exacte histoire de Tous en Scène (Minnelli). Fred Astaire sent le sapin et le raconte cash, le danse, le chante avec une bande de jeunes gens prêts à claquetter comme des grands. Seuls compte l'élan et une forme d'élégance malgré les artères. Tout est dans le geste. La musique de la mise en scène.

samedi 30 mai 2009

Carpenter and Noisettes


Diana Ross dans les starting, Grace Jones revenues aux petits oignons mais la bonne nouvelle déboule surtout par le retour de Miss Noisettes, tout droit sortie des fantômes rouges.

Pam Grier chez carpie bataillait bien coiffée dans les nuits martiennes. Parmi le rouge et noir et western, le cuir emballait la dernière merveille du cow boy presque Hollywoodien.

Groove et cuir, c'est ça.

mardi 26 mai 2009

J.J. Abrams and Francois Virot


C'est tourné dans l'avion mais revu après. L'aéro comme flash back à remonter le temps dans tous les sens pour piger comment c'était là-haut, avant le toucher terre.

Lost, saison 1 regrimpait la pente avec les rescapés du crash et les souvenirs là-haut. Vues de l'île mystérieuses, les images planantes reviennent avant la chute. L'ocasion d'assembler les fils. Rembobiner la montée et la descente.

Mais le kiff est de repartir encore plus loin. Imaginer les origines possibles. Les inventer. Comme l'envolée Star Treck aujourd'hui. Tout reprendre et commencer à sentir la musique inouïe et inaudible dans les premiers épisodes.

François Virot prend son caméscope et filme l'envolée pop.

Vivement l'été.

dimanche 24 mai 2009

Kean Loach et Raymond Bizarre


C'est l'été Cantona.

Ken à Cannes, Eric devant la caméra et on rêve foot quelques heures avant le palmarès palmé.

Il est toujours à son poste, il va plus vite qu'Alain Prost... oula la la lala... c'est Eric Cantona, poète coach pour prolos que nous sommes.

Une source de jouvence pour un Ken sans barbie. Un abonnement stylé dans un club de gym bioépic.