jeudi 10 septembre 2009

Yo! Majesty and Pier Paolo Pasolini


1968 et le démoniaque de Terence Stamp fait sombrer dans le péché une famille friquée en Italie. Il fait juste que se promener, regarder, niquer jusqu'au miracle. L'étrange garçon aux ravages rimbaldiens fout tout par terre brulée.

C'est en quelques sortes les frappeuses Shunda K et Jwl B, définitivement cool et énervées dans la Yo! Majesty, cette fois branchées latex et fétiches, itinérantes dans les rues black d'une Floride crunk.

Le grand cric nous croque funky et booty, tout droit bloqué sur le pouvoir du sexe dans la rue.

mercredi 9 septembre 2009

Bertrand Burgalat and les Larrieux Brothers


Les quatre saisons de Burgalat passent par toutes le couleurs. Un chasseur butte sa lapine, c'est hiver. Mais un coq danse avec sa renarde, c'est été. A chaque fois recommencés, les derniers jours du monde quelques secondes avant.

Comme le raconte les frère Larrieux, la jeunesse c'est quand on ne sait pas ce qui va arriver. Peut-être que le choses ne vont pas si mal que ça. Le monde est simplement entrain de rejeunir.

jeudi 3 septembre 2009

Peter Weir and Jack Penate


Rendez-vous en terre inconnue. Là bas, tout semble rituel, païen, exotique. Là-haut, tout semble faire sortir les corps de leurs gonds. Alors on file sur France 2 avec Fredo Lopez et sa fameuse émission éthno tralala cool, on reprend une louche de Peter Weir assoiffé de rimes exacerbées dans la sève adolescente des poètes disparus puis on marche les yeux bandés dans un camp manouche avec Jack Penate, singulièrement inspiré par des mains baladeuses.

Tout ça pour l'exotique rencontre vraie. Tout ça pour fuir les ennuyeux rappels aux pragmatismes du jour, comme si à nouveau à l'impossible nous étions tenus.

Après un pique nique à Hanging Rock, c'est forcément le retour du païen, du feu, de la fête floue. La nuit le jour et le jour la nuit au bout du monde, on ne se sait plus trop. Encore un effort et l'envie de plonger dans le cercle disparu surgira sans excuse, sans honte, sans ce sourire condescendant affiché à l'époque.

mercredi 2 septembre 2009

Yellow Magic Orchestra and Wes Craven


Tout commence par la sonnerie du téléphone, version synthétique. Comme des échos aux drings des films noirs. C'est la terreur dans la sonnette. L'appel d'outre tombe. Le coup de théâtre juste avant la bascule des vivants sous terre. Une mauvaise nouvelle au bout du sans fil.

Après l'avertissement, c'est le grand jeu, la glissade, l'horreur pour s'amuser, le voyage sidéral sous player électronique totalement trippesque. Les jeux vidéos 80's et l'espace temps du 2001 top tronique trinquent la même danse macabre. Comme aujourd'hui, on s'hypnose devant les effets windows media player avec sa sélection colorée et ses motifs alambiqués, tous en rythme sur la musique.

N'empêche, tout commence par la sonnerie du téléphone. Le signal pour lancer le pop corn explosé dans Scream, juste avant la danse de la mort pour rire.

lundi 3 août 2009

The Lotus Eaters and James Ivory


Un tube de l'été ne la joue pas forcément exotica. Les années 80 frimèrent sur les côtes anglaises avec des corps diaphanes sur la plage, la mine pâle, les yeux tombés par le bas, le brush en Cure et la révélation nostalgique d'un premier amour déjà mort.

A la même époque, le cinéma de James Ivory plombait les salles de cinéma même pas chauffées un 12 août. Entre académie et romantisme victorien, les garçons sensibles se coiffaient pop wave et lorgnaient vers le siècle précédent, pas drôle.

Une mort à Brighton, aujourd'hui transformé en Ibiza du nord. C'était juste avant la fiesta et les lambadas gay.

The first picture of you, the first love, the first et unique tube pour the Lotus Eaters à la tristesse rayonnante.

vendredi 31 juillet 2009

Herbert Ross and Phoenix


Showtime! Lonely! Showtime! So lonely! Phoenix infuse une pop ravageuse, mélancolique, invraissemblablement subtile. Lisztomania braconne sur les terres romantiques d'une Autriche au piano avec un Franck Listz en mal de forêts et lacs pour éponger ses chagrins.

Ca, c'est le terreau naturel pour la vidéo officielle, délicieusement back stage dans le chateau chantilly jaune, rock'n roll, hongrois peut-être.

Mais des zozos tirent la pop song vers son showtime triste, adolescent, comédie et musicale. Travailler la compilation des danses de salon dans les films musicaux 80's, comme un Highscool 3 aujourd'hui ou en 1984, le Footloose de Herbert Ross.

Les pas pustulent l'acnée dans une énergie débordante, beaucoup trop forte, sexuelle partout. Un truc dont on sent la possible disparition avec les années. L'épuisement l'âge venu.

Showtime pour être moins lonely. Surtout dans la cliperie. Surtout avant le prom ici génialement hors champ. Heureux chez son disquaire avec un vinyle à la main. Heureux comme le teenmovie, emporté sans raison et sous les regards médusés. Heureux et inquiet avant les premières fois, où l'on fait n'importe quoi.

mercredi 29 juillet 2009

Michael Curtiz and Gossip


Gossip a carrément senti le vent comme Tom Waits au milieu des années 80: puiser dans la musique pour mecs. C'est à dire un truc à la banane, revenu des 50's, carrément blues, sans froufrou, ultra ambigu.

A la racine, un son noirci par des zozos pâles. Elvis Presley en tête dans son King Creole suant le Pento. Michael Curtiz filme en grande forme la crevette au sommet érotique, cool et sans déodorant.

Couillu, ambigu, transgenre, transrythme même sans Hedi Slimane.